l’Hôtel des Roches Noires

de Françoise Cadol et Stéphane Corbin. Mise en scène Christophe Luthringer. Avec Olivier Breitman, Françoise Cadol, Stéphane Corbin, Arnaud Denissel, Christian Erickson, Gaëlle Pinheiro, Ariane Pirie et Vanessa Cailhol et Grégory Veux.


En quelques mots


 

« Il y a quelques années, j’ai visité l’ancien hôtel des Roches Noires à Trouville. Le hall était vide et magnifique. Quelques fauteuils, des grandes fenêtres sur la mer, un vieux téléphone à fiches, un ascenseur de la même époque, et de chaque côté, une porte battante. Malgré l’espace vide, l’endroit était “chargé” ! Chargé du souvenir de tous ses “clients”, de leurs espoirs, leurs rires, leurs douleurs, leur vie. Pendant tout le temps où je suis restée dans le hall, j’ai senti les portes sur le point de s’ouvrir pour laisser passer leurs fantômes. Je n’avais encore jamais écrit sur de la musique et c’est en écoutant les propositions de Stephane que les émotions des personnages m’arrivaient et s’imposaient. Bien sûr, on en parlait ensemble, on voyait des ombres, on entendait des murmures, des souffles, des rires, mais grâce à la musique, j’ai entendu des mots, des bouts de dialogues comme des bouts d’étoffes pour les habiller. »


Teaser


 


La presse en parle


 

Extraits :

« Une fantaisie néo-gothique chantée tout en finesse. Il y a du Tim Burton et du romantisme à la Mankiewicz dans cet Hôtel des Roches Noires. » Le Monde

« Un spectacle musical drôle, vif, poétique et délicieusement gothique, servi par des comédiens-chanteurs absolument épatants. Venez et revenez voir ces revenants ! »  Le Canard Enchainé

« Quelle belle surprise ! Ce spectacle musical nous a fait littéralement fondre de bonheur ! »  Pariscope

« Cette comédie musicale fantastique, mise en scène avec inventivité par Christophe Luthringer, possède un charme rare. Les comédiens, en artistes complets possédés par leurs rôles, se donnent corps et âmes à ce spectacle drôle, virtuose et nostalgique qui vous hantera longtemps » Paris Match

« Quel bonheur que ce spectacle musical made in France, tourbillon de drôlerie, de tendresse et d’émotion ! Bientôt culte ! » Le journal du Dimanche 


Extrait musical


 

extrait de chanson (Paroles: Françoise Cadol, musique : Stéphane Corbin)

 


Extrait de la pièce


 

Willy :

De la maison jusqu’au soleil, d’une case à l’autre, je sautais à cloche pied
A la marelle, à chat perché, tout seul en bas de l’escalier
Je prenais mon élan, et quatre à quatre, je m’envolais pour le grimper
J’riais tout essoufflé…

J’me souviens, de chambre en chambre, et dans ses bras, avoir souvent posé mes rêves
J’étais alors un p’tit garçon dans ce grand hôtel qui l’élève
Dans ce moment d’enfance où l’insouciance ne laisse aucune trêve
Il a su écouter mes rêves…

Puis les rêves d’innocence s’en sont allés pour plus de gravité
Les heures ont rapidement tourné, bougies soufflées,
Quel beau jour marqué en rouge quand j’ai descendu fièrement l’escalier
J’étais le gardien des clefs

Willy, Caroline, Hopking, Alfred :

Sa renommée était grand’, il attirait toujours plus d’habitués
Mais comme les saisons tournent, la mode s’est déplacée
Des hôtels le long d’la plage, les grands palaces étaient les plus prisés
Notre hôtel était menacé !

De la maison jusqu’au rivage, juste après l’aube, s’écarquillaient les parasols
En équilibre sur une chaise longue les oiseaux prenaient leur envol
Et glissaient dans les airs et les accents Américains ou Espagnols
Qui se parlaient frivole

Willy :

Il serrait dans sa chaleur toute une famille, des chasseurs jusqu’au cuisinier
Du plus p’tit groom aux femmes de coeur, on était tous ses protégés
Il animait mes rêves et j’me r’trouvais à parcourir le monde entier
Assis sur un voilier

Les travaux étaient lancés, on espérait, il fallait continuer
Les corps de métiers sont passés, l’ont restauré
Redessiné dans son espace, même agrandi, c’était un hôtel démodé
J’ai serré fort les clefs

Willy, Caroline, Hopking et Alfred :

Les palaces ont prospéré, toujours plus grands, toujours plus argentés
Quand notre famille et clients ont décliné
Ces hôtels tout équipés dénués de charme nous ont soufflé
Dans la maison le vent s’est engouffré

Caroline, Hopking et Alfred :

De la maison jusqu’au soleil, d’une case à l’autre, il sautillait à cloche pied
A la marelle à chat perché, tout seul en bas de l’escalier
Il prenait son élan, et quatre à quatre, il s’envolait pour le grimper

Willy :

J’riais tout essoufflé…