Professeur Littletop !

Chantal Depag,e/Palazon 2016
Chantal Depag,e/Palazon 2016

de Françoise Cadol, mise en scène Ned Grujic, avec Cédric Revollon, Christian Erickson, Sébastien Rajon, Françoise Cadol.


En quelques mots


 

Cette pièce parle d’identité et de « normalité », de prison intérieure et de prison sociale, de différences. Et du cerveau.

 


Ils en parlent ….


 

Extraits :

« Et si, pour être heureux, il fallait savoir s’arrêter ? » Web Théâtre

« Tous différents, mais tous ensemble ! »  Christiane Cirasse, mère d’un fils autiste, membre d’Autisme en Yvelines

« Françoise Cadol permet de regarder et non plus de voir les personnes comme des humains en quête d’un « quelque chose » visant, non à donner un sens à leur vie, mais répondant à une utilité faisant sens pour leur vie.  » Yves Richez, Ph.D en actualisation des potentiels

« Audacieux et intelligent.  Une pièce à l’intrigue cinématographique et des acteurs au jeu intense et captivant. Une petite merveille. » Un Spectateur

« Touchant et humaniste, cela fait du bien ! » Un Spectateur


Extrait de la pièce


 

Professeur Littletop :

Mes chers invités, Mesdames et Messieurs, on ne sait que l’on dort que quand on se réveille, n’est ce pas ? J’ai dormi trente ans ! Oh reconnu internationalement, le bonhomme ! Professeur en neurosciences, conférencier, écrivain ! Un an de rendez vous, j’adorais l’argent, j’avais du pouvoir, j’étais méprisable, capricieux, une vraie Diva, je me plaisais ! Seulement j’avais des problèmes de respirations et des migraines. Il y a un an, j’étais à une terrasse de café, (montrant Gaëtan) je l’ai vu passé dans sa démarche étrange. Il s’est arrêté un peu plus loin, et il a fait ça ! (Il ouvre les bras, ferme les yeux, respire) Vous vous rendez compte ? En plein milieu de la ville, du bruit, des informations, des gens, un homme a défié le temps, l’espace, le système, il a fait ça ! (Il ouvre les bras, ferme les yeux, respire) Il s’est attardé au vent ! Ça m’a mis dans une colère ! On n’a pas le droit de faire ça !! On n’a pas le droit de… de… J’ai… je pleurais comme un gamin ! Ridicule ! Je l’ai suivi, mais les autistes voient les détails des détails, j’en étais un gros. Je lui ai demandé si je pouvais le suivre, le regarder me faisait du bien, il a dit « d’accord » ! Le lendemain, je me suis fait bousculé par Apolline dans sa robe rouge, elle sortait d’un cinéma, elle courait, elle avait une idée ! Et quelques jours après, j’ai vu Cédric, seul sur un pont, il parlait aux étoiles ! D’habitude, je croise les gens, mais ces trois-là, je les ai vus ! Ils m’ont touché ! Et plus que ça ! Il y avait un terrain d’entente entre eux, j’en étais sûr, mais quoi ? Contre toute attente, je suis redevenu chercheur, observateur, un vrai scientifique. Et c’est là que cette idée folle m’a traversé l’esprit, une idée comme un labyrinthe : les faire se rencontrer. C’était aussi une question de survie, je voulais savoir pourquoi j’avais du mal à respirer ! Où est ce que je m’étais trompé ? Quelque chose en eux raisonnait en moi. Quelque chose que j’avais perdu. (Il montre Gaëtan) Et cela m’avait été révélé par ce mutant, cet homme « différent », cet homme d’un nouveau monde ! Quelle claque !